Au sujet du CAFC


Mission du Centre antifraude du Canada

Le Centre antifraude du Canada (CAFC) est le dépôt central des données, des renseignements et de la documentation sur la fraude au Canada. Il s'engage à fournir de l'information à jour, exacte et utile pour aider les particuliers, les entreprises, les organismes d'application de la loi et les gouvernements au pays et à l'étranger. Le CAFC vise principalement à faire de la prévention par la sensibilisation, à perturber les activités criminelles, à diffuser des renseignements, à fournir de l'aide en matière d'application de la loi et à renforcer les partenariats entre les secteurs public et privé en vue de maintenir l'intégrité économique du Canada.

Vision du Centre antifraude du Canada

Le CAFC entend:

Gouvernance du CAFC

Le CAFC est géré conjointement par la GRC, le Bureau de la concurrence du Canada et l'OPP. L'équipe de cogestion se réunit semestriellement pour aborder les questions de conseils et d'orientation stratégique en conformité avec les énoncés de mission et de vision du CAFC. Les activités quotidiennes sont gérées par la GRC. Le CAFC compte trois secteurs d'activité distincts:

Centre d'appels et Unité de Réception des plaintes (CCIU)

Comment signaler une fraude:

L'Unité de support aux aînés (prévention et sensibilisation des aînés par des aînés bénévoles)

Les aînés sont ciblés pour maintes raisons, par exemple : l'isolement, le manque d'appui familial, l'âge, la vulnérabilité, les raisons liées à la santé (comme l'Alzheimer). Les aînés sont particulièrement vulnérables à la fraude téléphonique parce qu'ils ont tendance à faire davantage confiance aux gens et sont moins susceptibles de raccrocher si la personne qui les appelle paraît très sympathique. Ce genre de crime peut causer de la mésentente dans une famille, entraîner de lourdes pertes financières et même conduire au suicide.

Malheureusement, le centre n'a pas les ressources pour efffectuer un suivit auprès des victimes. Il fut donc décidé de recruter des volontaires aînés afin de nous assister dans notre lutte contre le marketing de masse et le vol d'identité. Les volontaires non seulement apportent support et courage mais peuvent également relater leur experiences personnelles ce qui, on espère, créera un rapprochement plus solide que celui préalablement créé avec le fraudeur. Le programme d'aide entre personnes ainés fut nommé Senior Buster.

Ces bénévoles viennent de divers milieux et apportent des compétences très variées aidant SeniorBusters dans ses efforts en vue de réduire le nombre de cas de fraude téléphonique dont sont victimes les aînés. SeniorBusters communique avec les membres de la famille, les services de police locaux et les comités d'aide aux aînés, et peut fournir aux personnes âgées les outils dont elles ont besoin pour se prémunir contre ce genre de crime.

SeniorBusters...

SENIORBUSTERS a eu l'honneur de recevoir le prix des bénévoles du Commissaire de la Gendarmerie royale du Canada

SENIORBUSTERS a eu l'honneur de recevoir le prix des bénévoles du Commissaire de la Gendarmerie royale du Canada en reconnaissance de leur service dévoué et de leur support au Centre antifraude du Canada.

Groupe du soutien opérationnel (GSO) (renseignement, perturbation, prévention et sensibilisation).

Le Groupe du soutien opérationnel (GSO) est un groupe polyvalent dont le rôle principal consiste à faciliter ou à soutenir les efforts de lutte contre la fraude par marketing de masse et les crimes contre l'identité. Pour ce faire, il évalue les informations recueillies par le Centre antifraude du Canada (CAFC) en vue de déterminer la stratégie de lutte la plus efficace. Cela comprend l'élaboration de renseignements et de trousses d'enquête; la préparation de messages de prévention et de sensibilisation à la fraude; et la proposition d'autres mesures de réduction des fraudes.

Le GSO du CAFC se divise en trois éléments:

1) Renseignement

Les analystes du GSO sont responsables de recueillir, de rassembler et d'analyser l'information communiquée au centre de signalement du CAFC, en vue de parvenir à une meilleure compréhension des fraudes par marketing de masse (FMM). Plus précisément, la fonction de renseignement prépare et diffuse des notes de renseignements, des trousses d'enquête, des ensembles statistiques et des informations sur les plaintes au service de police compétent ou aux partenaires et aux groupes de travail au Canada qui enquêtent activement sur la FMM.

2) Perturbation

Les institutions financières canadiennes, les fournisseurs de service téléphonique, les fournisseurs de services Internet, les fournisseurs de courriel, les titulaires de propriété intellectuelle et les services de livraison ou de distribution postale ont tout intérêt à protéger les Canadiens contre les crimes qui abusent de leurs services et nuisent à leur réputation.

Le CAFC a mis en œuvre d'autres mesures en vue de réduire l'effet de la FMM sur l'économie canadienne. En collaborant avec ces partenaires des secteurs public et privé, le CAFC est parvenu à cibler stratégiquement et à limiter la capacité des criminels à communiquer avec leurs victimes et à recevoir et à blanchir l'argent des victimes.

Ces partenariats avec le secteur public et privé contribuent à réduire le nombre de victimes, à produire des renseignements et à perturber les activités criminelles.

3) Prévention et sensibilisation

La prévention est souvent considérée comme le moyen le plus efficace pour réduire la FMM et les autres crimes motivés par l'appât du gain. L'un des buts du CAFC est de faire du Canada le pays le mieux sensibilisé aux escroqueries et aux fraudes.

Pour ce faire, le GSO et le programme SeniorBusters du CAFC organisent de nombreuses campagnes de sensibilisation à la fraude et y participent. Il s'agit notamment de la présentation de séminaires Web et d'exposés, de la tenue de sites Twitter et Facebook, et de la mobilisation de médias canadiens en vue de la diffusion d'importants messages sur la prévention de la fraude.

Le CAFC – bref historique

En 1993, un membre de la Direction de la lutte contre les escroqueries de la Police provinciale de l'Ontario (PPO) à North Bay (Ontario) lance le projet PhoneBusters avec un membre de la GRC de la localité. Le projet vise à verser des données dans une base centrale sur les victimes d'un nouveau problème, la fraude par télémarketing, et à poursuivre les auteurs de ce crime. Les deux policiers ont tôt fait de comprendre que le problème ne se confine pas au territoire de la ville. À compter de 1997, le projet PhoneBusters met sur pied un centre d'appels pour répondre aux demandes affluant des quatre coins du pays. En outre, il devient apparent qu'il faille offrir un soutien aux victimes; c'est alors qu'on crée le programme SeniorBusters, constitué d'aînés bénévoles chargés d'offrir leur assistance aux victimes les plus vulnérables.

En 2001, la GRC officialise sa collaboration avec PhoneBusters par l'entremise d'un protocole d'entente; le programme est alors rebaptisé Centre national d'appels PhoneBusters (CNAP). En 2002, on ajoute un volet d'analyse au Groupe du renseignement afin d'optimiser la valeur des données recueillies. En 2006, le Bureau de la concurrence du Canada officialise sa participation en tant que troisième partenaire du CNAP, de façon à ajouter un volet de pratiques commerciales trompeuses au mandat. Toujours en 2006, l'Association canadienne des chefs de police reconnaît officiellement, par l'entremise de la résolution 9, le CNAP en tant que registre central national en matière de fraude.

Vers la fin de 2009, le CNAP intègre des initiatives de répression à ses activités de lutte à la fraude, notamment en amorçant un partenariat avec des entreprises afin d'entraver les activités des fraudeurs.

En 2010, le CNAP est rebaptisé Centre antifraude du Canada (CAFC) dans le but de refléter la nature nationale de son mandat et le fait que son mandat englobe beaucoup plus que les fraudes par télémarketing, s'étendant à de nombreuses formes de fraudes en marketing de masse. On redessine le logo ainsi que les pages Web pour refléter le nouveau mandat.

Chaque année, le CAFC signale en moyenne 5 800 numéros de téléphone et 16 000 comptes courriel utilisés par les fraudeurs aux fournisseurs de service afin que ces derniers les examinent pour éventuellement les annuler. Parmi les autres mesures de répression mises en oeuvre depuis 2010, on a signalé aux fournisseurs de service près de 800 comptes de carte de crédit de commerçants, de 9 000 comptes de carte de crédit particuliers, de 1 000 comptes bancaires, de 120 sites Web et de 230 comptes d'annonces classées en ligne, afin qu'ils prennent des mesures à leur égard. Cette collaboration avec les partenaires a permis de prévenir des dizaines de milliers de fraudes et des pertes de plusieurs millions de dollars.

Aujourd'hui, le CAFC est reconnu dans le monde entier pour ses pratiques exemplaires et il inspire de nombreux pays à emboîter le pas en créant leur propre centre de données sur la fraude. Le CAFC reçoit des appels du pays et de l'étranger à raison de 150 000 demandes d'intervention qui donnent lieu à plus de 50 000 plaintes de victimes annuellement. En outre, il reçoit environ 1 200 demandes par courriel au quotidien.

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